On en a gros, suite.

27
11
18

Au-delà du blabla de ce monologue, je constate personnellement que visiblement, Macron a peur. Son Monde est remis en cause et pour la première fois depuis son élection il a pris des gants gros comme son égo…

Mais il ne faut pas se tromper. Macron a voulu séduire en faisant croire qu’il avait entendu. Il n’en est rien et voici pourquoi.

“Notre stratégie ne peut et ne doit être nous déplacer moins” a-t-il lâché. Et pourtant, s’il veut vraiment travailler pour l’avenir de l’humanité et de la planète, c’est justement l’axe à suivre. Il a beau brandir le dernier constat du GIEC, il va à contresens de ce dernier.

“Je refuse que s’installe une France à deux vitesse” a-t-il également émit sans rougir. Voici qui démontre une chose évidente pour beaucoup d’entre nous : la classe politique ne comprend pas, Macron ne comprend pas, que cela fait très longtemps qu’il y a bien plus qu’une vitesse dans notre pays. Je ne peux donc que donner raison à ceux qui prétendent que Macron ne fait que du Giscard. Il a en effet plusieurs décennies de retard, c’est un jeune vieux qui ne veut voir le Monde qu’au travers de son prisme libéral. D’ailleurs, lorsqu’il nous dit que nous avons trente ans pour réagir nous montre bien à la fois son très grand décalage sur les maux de la société et son absence de volonté d’accepter que son libéralisme chéri les crée depuis tout ce temps.

La dernière chose qui m’a fait sourir, à plusieurs moment, c’est son usage des termes généralement utilisés contre le libéralisme, notamment dans le monde du travail : des “vies empêchées” (concept du travail empêché de Yves Clot), les “injonctions paradoxales”, etc. Chaque usage de ces termes, il les retourne et les fait siens, comme pour faire croire que continuer dans le libéralisme était la solution pour contrer ses maux…

Pour conclure, je cite donc Einstein : “On ne peut pas résoudre un problème avec le même niveau de pensée que celle qui l'a créé“.