L'oeuvre et le support

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Vous êtes-vous questionné sur la question de fond qui se cache derrière les titres de films bien à la mode sorti en 3D ? Des titres creux, jamais évocateurs : "Saw 3D", "Sexy dance 3D", "Piranha 3D" pourraient tout aussi bien s'appeler "Tartampion 3D" ou "on veut votre fric 3D".

Une recette éculée, fonctionnant toujours, qui consiste à ne plus créer mais à reproduire, remettre à la sauce du jour.Et pour que ça fonctionne, on vous le dit clairement dans le titre. Mais vous irez les voir, car vous êtes attirés par cette "technologie", vous ne pouvez pas être la seule personne socialisée à ne pas avoir vu un film en 3D !

Tout de même ! Intégrer au titre-même d'une oeuvre sa technologie ne signifie rien d'autre que le message publicitaire vendant le film compte plus que l'oeuvre elle-même. La forme compte plus que le fond.

C'est le goût du jour, commercial mais pas artistique. Bah ! dites-vous que c'est l'époque qui veut ça. Apple vend bien un iPad dans le seul but de vous vendre des contenus dont l'intérêt est futile, tout au plus ludique (je fais un effort, là !) : avec l'iPad, un livre devient un dessin animé ! Mais on vous le vend comme un livre. Comment s'appeleront donc les livres bientôt ? "L'île au trésor Ipad" ? 

Tout cela est vide de sens, comme notre société.