Médias complices de l'avant-guerre

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Le numéro trois russe était à Paris ces jours-ci pour participer à une table ronde organisée par l'Association de Dialogue Franco-Russe dans le cadre des sanctions de plus en plus lourdes décidées par Bruxelles. Dans une période où l'Etat français a clairement choisi son camp, aux ordres de Bruxelles et s'alignant sans discussion sur la position américaine, nos médias ont donné ici la preuve de leur totale incompétence à informer : aucun grand média n'était présent et l'information n'a pas été relayée. Seule TV Libertés semble avoir pour l'instant fait son travail de journalisme en se rendant sur place et en tentant d'analyser la situation sous un angle neutre.

Il est bien évident que nos médias de masse, en ne se rendant pas à cette table ronde, ont prouvé par A plus B leur parti-pris dans l' "information" qu'ils transmettent. Information cernée d'énormes guillemets puisqu'il est ici question de mésinformation, c'est à dire le fait de cacher volontairement une information. Et, dans la mesure où par ailleurs l'information servie accompagne le discours étatique sans jamais chercher l'objectivité, nous pouvons alors parler de construction de l'information, en un mot de désinformation.

Un parallèle serait également ironique s'il n'était pas dramatique : cette association pour le rapprochement Franco-Russe ne semble pas intéresser les médias de masse, tout autant qu'ils n'ont pas vu l'intérêt d'informer sur la constitution de notre gouvernement : membres du Bilderberg ou membres des Young Leaders (http://www.frenchamerican.org/youngleadersclasses), il n'y a qu'à se pencher pour les cueillir. Très clairement, le parti pris pro américain et anti russe est dorénavant affiché.