Minables

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Nous nous apprêtons à vivre la pire, la plus scandaleuse, la plus méprisante et la plus narcissique des élections présidentielles. Celle après laquelle il ne sera plus possible de considérer la République et sa soi-disant démocratie comme le seul système moderne sérieux.

Rien n'est sérieux là-dedans, tout est minable.

Minables, les deux "grands" partis politiques qui se cachent derrière leur nom pour camoufler pour les premiers leurs scandales judiciaires à répétition, pour les seconds leur mensonge idéologique.

Minables, les députés qui ont fait voter le texte qui ne contraint plus les médias à donner le même temps de parole aux candidats et renforce le poids des "grands" partis et des "grands" candidats.

Minable, la primaire Les Républicains qui ont vu s'aligner des candidats ayant été ou étant d'une manière ou d'une autre aux prises avec la justice.

Minable, la primaire dite de gauche dans laquelle tant de candidats affichent leur caractère mauvais joueur en refusant de suivre les engagements qu'ils avaient promis de tenir.

Minables, les médias mainstream qui ne se cachent même plus de défendre, contre le bon sens et l'éthique, les deux candidats libéraux qui nous promettent un lendemain qui déchante.

Minables, les candidats de gauche incapables de s'entendre sur un changement de société qui leur permettrait à coup sûr de battre les candidats libéraux, préférant leur narcissisme perdant.

Minable, le candidat mis en examen qui continue quand même au nom de la démocratie.

Minable, ce système qui n'a strictement plus rien de démocratique et nous propose, par le vote, de choisir nos maîtres, minables, vulgaires et corrompus, quels qu'ils soient.